Résumé éditeur :
Une maison hantée ? Un esprit malfaisant ? Une obscure malédiction ? Une seule solution ! Faire appel aux pouvoirs de la famille Spectral.
Pour régler tous les soucis de l'au-delà, les parents de Calum ont créé une émission qui cartonne à la télévision : Spectral Adventures. Cette fois, direction l'île d'Hill Mortem, où une entité cruelle tourmente une jeune fille.
Habitué à conjurer l'âme des morts, Calum, accompagné de sa chienne Opale, n'y voit qu'une mission de routine. Mais très vite la situation le dépasse. Le voilà en effet au cœur d'une lutte ancestrale entre le bien et le mal. Et de ses choix va dépendre le sort de l'humanité…
Je suis une personne faible, sachez-le, et dès que je vois du latin dans un titre je suis vraiment trop excitée de lire le livre. Depuis un certain temps donc, Hill Mortem de Martin Meyronne me faisait sacrément de l’œil. Et puis au salon de Montreuil, il était là, alors je me suis dit, pffff j’ai déjà claqué tellement d’argent sur le stand de Gulfstream, je suis plus à ça près et en plus l’auteur était en dédicace, dooooonc. Je suis faible, vous disè-je.
Franchement, j’ai bien fait de craquer, c’était une lecture absolument incroyable !
Nous suivons donc la famille Spectral, animatrice d’une émission surnaturelle nommée sobrement - et en toute humilité - Spectral Adventures. Famille qui est donc chasseuse de fantômes. Et justement, Martin Meyronne nous embarque dans une de leurs aventures, qui va constituer un de leurs prochains épisodes. La famille et toute l’équipe de production bravent alors vents et marées (littéralement) pour se retrouver dans une petite bourgade au fin fond de l’Écosse, comptant le nombre mirobolant de quatre habitants. Même dans mon cours de latin de Terminale on était plus. Bref.
Il s’agit de fait pour la famille Spectral d’enquêter sur la mystérieuse maladie de la fille Mortem, dans un manoir à peine flippant aux hôtes qui vraiment franchement t’inquiète pas ne cachent aucun secret. Évidemment, puisqu’ils ne cachent aucun secret, l’enquête piétine ; et c’est là que Calum entre en scène. Calum, c’est le fils des grands Spectral ; comme ses parents, il a un certain don pour communiquer avec le surnaturel, don qu’il apprend au fur et à mesure à maîtriser. Avec sa fidèle chienne, ni une ni deux, ils vont mener l’enquête de leur côté pour tenter d’éclaircir cette affaire… et manque de mourir beaucoup trop de fois.
L’intrigue a vraiment été très plaisante. Si on pourrait se dire de prime abord qu’elle est assez classique, non seulement le format tournage d’épisode y apporte une certaine fraîcheur, mais en plus, Martin Meyronne a tout donné dans l’aspect surnaturel. Pourquoi s’arrêter à des fantômes quand on peut mettre aussi démons, dieux, druides et saupoudrer le tout de voyage dans le temps ? J’ai vraiment apprécié le déroulement de l’enquête et chercher à savoir qui était de mèche avec qui !
En parlant de ceux qui peuplent ce récit, laissez-moi vous dire que les personnages sont incroyables. Nous suivons tout du long Calum avec une narration à la première personne qui casse régulièrement le 4ème mur. Ce garçon est cha-o-tique. La Gen Z est arrivée dans le monde de l’édition et ça fait plaisir ! J’ai jamais autant rigolé devant un bouquin - pas même Percy Jackson ! Il est dans cette affaire bon gré mal gré, il a conscience que ce qu’il fait est dangereux et qu’il est toujours à un cheveux de se faire posséder/sacrifier/autres joyeusetés. J’ai aussi beaucoup aimé les parents Spectral, qui prennent leurs responsabilités, merci les gars, continuez comme ça. Éthiquement parlant c’est peut-être discutable d’emmener un mineur sur le terrain (et vers une mort imminente) mais eh, au moins ils font en sorte que Calum connaisse leur monde, et ne s’en sente pas exclu. C’est très appréciable d’avoir ainsi des figures parentales positives, d’autant que ça n’empêche absolument pas Calum de n’en faire qu’à sa tête ! Et donc de s’auto-diriger vers une mort certaine.
Les antagonistes sont intéressants, tout comme les adjuvants, et il est parfois difficile de différencier les uns des autres, ce qui apporte une dimension très plaisante. J’ai vraiment cru jusqu’au bout qu’un des personnages était dans le camp des méchants, alors que non !
Autre point qui est vraiment très chouette, c’est que le roman est illustré ! J’ai adoré voir des images se glisser entre les paragraphes, ainsi que des pages être entièrement consacrées à peindre une scène ! Même si je suppose que cela est dû à une question de budget, je trouve cela un peu dommage de ne pas avoir imprimé en couleur les illustrations d’Inès Zulianel… Elles sont magnifiques et auraient vraiment dépoté en couleurs ! Malgré tout, elles sont extrêmement bien réparties et sont toujours placées intelligemment pour ne pas être trop en avance sur le texte ou, au contraire, trop en retard, ce qui permet de ne pas couper la lecture.
Ainsi, Hill Mortem a été une lecture très amusante, qui m’a fait rire à tous les chapitres (vraiment) grâce à sa narration particulière et très dynamique ! L’intrigue n’est pas en reste, et est merveilleusement illustrée, et franchement, ça fait plaisir ! Un bouquin qui vaut vraiment le coup, et qui mérite qu’on craque pour !!