Résumé éditeur :
Une vie pour l'aimer
Une nuit pour mourir
L'éternité pour se venger
Alice pensait avoir un brillant avenir devant elle... jusqu'au soir de sa mort – laquelle ne marque pourtant pas la fin de son histoire. Le lendemain matin, elle découvre l'inimaginable : elle est devenue une vampire. Sans aucun souvenir des événements de la veille, affamée et horrifiée, elle va tout faire pour retrouver la trace de celle qui l'a transformée, la mystérieuse inconnue avec qui elle a passé la soirée.
Plus d'un siècle auparavant, Charlotte fait la connaissance de Sabine. Très vite, elle trouve en la jeune veuve une confidente, une mentor et même une amante. La nuit où elles se jurent que jamais rien ne pourra les séparer, Sabine fait d'elle une vampire. C'est là le début d'une histoire d'amour passionnelle, longue de plusieurs décennies, qui finit par s'étioler à mesure que les instincts de prédatrice de Sabine prennent le dessus sur son humanité.
Entre les deux femmes commence alors un jeu du chat et de la souris, entre jalousie féroce et promesses éternelles, qui laissera tout un tas de cadavres dans leur sillage... jusqu'à Alice. Dans ce roman à tiroirs dans la veine de La Vie invisible d'Addie Larue, V. E. Schwab tisse un récit de mort, de résurrection, de faim et de rage, mais surtout de vengeance qui saura traverser les âges.
J’ai attendu cette lecture, l’eau à la bouche, depuis que l’autrice l’a speeché en trois mots durant l’écriture : Toxic. Lesbian. Vampire. Comment ne pas être impatiente ?
Ce roman m’a donné faim. Faim d’une intrigue qui traverse les âges, contemplative à la manière d’Addie Larue, que j’avais adoré. Faim de trois histoires, trois vies, trois morts qui s’entrecroisent. Faim d’une histoire d’amour, d’une histoire de liberté, d’une histoire de mort. J’ai dévoré chaque page, assoiffée de curiosité, happée par l’univers créé par l’autrice, comme toujours.
Ce roman m’a donné faim. Faim de ces trois personnages si uniques. Faim de Sabine et de sa violente force de caractère, de son ambition ardente, de sa passion dévorante. Faim de Charlotte, de sa curiosité gourmande, de son humanité envahissante, de son cœur grand ouvert. Faim d’Alice, de sa personnalité si touchante, de sa persévérance acharnée, de son goût de tristesse. Néanmoins, si les deux premières m’ont rassasié, j’avoue qu’Alice, en revanche, m’a un peu plus laissé sur ma faim, s’effaçant face à cette romance passionnante qui engloutit Sabine et Charlotte. On repère chaque ingrédient qui forme sans conteste un mélange toxique, mais on ne peut s’empêcher de goûter à cette romance qui captive malgré tout et on se laisse absorber par la saveur de celle-ci, livrant par la même occasion un fabuleux arôme de vengeance comme on aime.
Ce roman m’a donné faim. Faim de la plume enchanteresse de l’autrice. Le changement de point de vue est ponctué par un changement de style littéraire, que je trouve très intéressant et agréable à lire. Cette plume nous peint une esthétique gothique comme on les aime, reprenant les codes du roman de vampire classique, nous replongeant dans cette ambiance sombre, macabre, mais raffiné. L’autrice remet donc au goût du jour la classe du vampire, sa sensualité mordante et son intemporalité, livrant ainsi une histoire qui flirte avec les grands classiques et qui n’a rien à leur envier.
Ce roman m’a donné faim. Faim de nouvelles histoires écrites de cette main de maître qu’est V. E. Schwab.